Reconstruction du bâtiment de l’externat du lycée Pierre Bérégovoy de Nevers

Après son incendie en 2012, le bâtiment de l’externat du lycée Pierre-Bérégovoy de Nevers sortira de terre d’ici un an

Dans la soirée du 15 mai 2012, le bâtiment de l’externat du lycée Pierre-Bérégovoy, rue Pablo-Néruda, était en partie détruit par un incendie criminel. Sept ans plus tard, les travaux de reconstruction sont lancés. Ceux-ci devraient durer une année.

Des élèves, des enseignants, des agents, des représentants de l’Éducation nationale, des élus… Tous se sont réunis, ce jeudi 7 février, en milieu d’après-midi pour une petite cérémonie incontournable dans ce genre de chantier : celui de la pose de la première pierre.

Sept ans après avoir été ravagé par les flammes dans un incendie criminel, le bâtiment Externat D du lycée professionnel Pierre-Bérégovoy à Nevers va être reconstruit sur une surface de 1.764 m².

Son nouveau visage a été confié à cinq architectes (issus de divers cabinets) qui « ont souhaité construire une équipe forte», détaillait Patrice Warnant, du cabinet ABW Warnant.

Premier objectif : l’équipe a souhaité donner une identification à ce bâtiment, « celle de maillon manquant au niveau du campus scolaire de Nevers-Ouest. Il est au coeur de l’établissement ».

Une placette pour se retrouver

Le bâtiment sera compact pour des raisons d’économie d’énergie et de construction, et ce, « pour que la fonctionnalité soit la plus simple pour les élèves et les personnels ». Il va être édifié sur deux niveaux et demi : un semi enterré qui vient supporter deux niveaux supérieurs, dont l’entrée avec une placette, « pour se retrouver avant les cours. Ils nous a semblé important d’avoir un lieu pour se retrouve r», décrit Patrice Warnant.

Aux étages, seront implantés les salles de cours, les services administratifs et le CDI. Une trouée permettra de traverser le bâtiment.

L’endroit où la première pierre a été posée donnera lieu dans quelque temps à une grande salle ouverte, «pour être en osmose entre l’intérieur et le dehors».

Les architectes ont voulu concevoir un bâtiment simple, compact, en bois « du Morvan de préférence», et avec la collaboration de la scierie de Sougy-sur-Loire.

Ce bâtiment éco-responsable devrait être livré d’ici un an. Son coût s’élève à 2,5 millions d’euros H.T.

Gwénola Champalaune